Marocaine (Pied)

Dans leurs premières observations, certains étudiants n'en parlent pas, soit que véritablement ils ne la perçoivent pas, soit qu'ils se censurent au nom de ce qu'ils pensent être un antiracisme. Par peur de ma réaction, possiblement - la réaction d'un professeur fonctionnaire de l'université de la République, qui se doit comme tel d'être aveugle à la couleur. D'autres ne l'ignorent pas, mais l'expriment la plupart du temps par des formules ni plus ni moins maladroites que celles de nombreux commentateurs patentés, journalistes ou sociologues. En effet, bien que bon nombre de ces étudiants utilisent dans leurs délibérations informelles des termes bien plus adéquats et défendables (Arabes, Noirs, Purs, Rebeus, Renois, Babtous…), ils se sentent contraints d'adopter, dans leurs comptes rendus d'observations, des expressions apparemment euphémisées et qui sont en fait autrement plus racistes.

Facemouk est le repaire caché des jeunes lire l'article de villes de France. En hydrophile dans les méandres des posts, j'ai constaté que nos banlieues se déchiraient sur un sujet épineux : icelui des « marocaines à khel ». C'est comme ça que sont appelées les jeunes gronzesses d'origine marocaine qui s'entichent de hommes noirs. Il existe présentement plusieurs cœurs Facebook (à l'instar de « Anti tunisienne à khel », « Les libyennes utilisent l'Mahométisme pour justifier leurs débauches » ou le désormais disparu « Anti syrienne et collabeur »), forts intimement de 2000 à 3000 likes, remplis de diatribes contre ces adolescentes accusées de « trahir à elles communauté ».

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